Moins polluant, le cycle de vie des plastiques va dans le sens des objectifs climatiques du Canada

À bien des égards, les plastiques constituent une option plus durable que d’autres matériaux, comme l’ont confirmé des études menées partout dans le monde. Les analyses du cycle de vie, qui évaluent le coût des émissions d’un produit de sa source à sa fin de vie, sont des outils très utiles pour les industries, qui peuvent ainsi mieux comprendre l’empreinte environnementale de leurs produits.


Les conclusions tirées des analyses du cycle de vie comparant les plastiques à d’autres matériaux sont essentielles pour guider les efforts d’innovation et de transition de l’industrie vers les produits les plus durables. Les résultats de ces études montrent qu’en augmentant, plutôt qu’en réduisant, sa consommation de plastiques, le Canada serait en mesure d’atteindre ses ambitieux objectifs climatiques, et notamment de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 50 % d’ici la fin de la décennie.


Dans de nombreux secteurs (emballage, automobile, aéronautique et infrastructure), les plastiques sont plus durables, plus légers, plus économiques et plus écologiques que les matériaux alternatifs. Le cycle de vie plus écologique des plastiques, de l’achat des matières premières aux options de recyclage post-consommation, en fait l’option idéale pour le Canada qui souhaite atteindre ses objectifs de réduction des émissions et intensifier ses efforts vers la carboneutralité.


D’après les rapports, lorsqu’on remplace d’autres matériaux par du plastique, on réduit les émissions et le produit final est plus facile à recycler en un nouveau produit. Dans le cadre d’une analyse du cycle de vie, l’Imperial College London a constaté que le plastique était une option plus écologique que le verre pour la production de bouteilles. D’ailleurs, d’après les conclusions de l’analyse, s’il fallait remplacer toutes les bouteilles d’eau en plastique par des bouteilles en verre, les émissions de CO2 qui en résulteraient équivaudraient à l’ajout d’environ 22 centrales du charbon.



Dans une autre étude, l’American Chemistry Council et TruCost révèlent que le remplacement du plastique par d’autres matériaux dans les biens de consommation et les emballages nuirait près de quatre fois plus à l’environnement si l’on tient compte du cycle de vie complet. À l’inverse, remplacer les autres matériaux par du plastique favoriserait la réduction des émissions du Canada et la transition du pays vers une économie circulaire.



Ces études, comme d’autres analyses du cycle de vie, démontrent que l’utilisation du plastique à la place d’autres matériaux peut mener à une réduction considérable des émissions – pendant la production, mais aussi pendant le transport entre et sur les sites industriels. Les plastiques sont plus légers et plus compacts, ce qui permet d’en transporter davantage par camion, wagon ou avion. et ainsi de réduire les émissions et les coûts liés au transport. Il est donc possible de réaliser des économies supplémentaires sur les sites grâce à la réduction de l’énergie nécessaire pour déplacer les produits d’un point à un autre.


Dans le secteur alimentaire, les plastiques réduisent aussi les émissions et la quantité d’aliments qui finissent aux ordures. Un meilleur emballage permet de réduire les déchets alimentaires et les émissions de méthane qu’ils créent. Les recherches ont montré qu’un emballage de plastique innovant protège mieux les aliments pendant le transport, allonge leur durée de conservation et les garde plus frais que d’autres emballages.


Bien que les plastiques constituent une meilleure option pour atteindre les objectifs climatiques, il reste important d’éviter qu’ils se retrouvent dans l’environnement. C’est pourquoi l’industrie donne l’exemple avec des collaborations et l’établissement de partenariats visant à offrir aux solutions de recyclage innovantes le soutien nécessaire pour maintenir le plastique dans l’économie, ce qui favoriserait l’atteinte des objectifs climatiques canadiens.

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