Questions fréquemment posées

Que fait l’industrie pour contribuer à la lutte contre les déchets de plastique?


Les fabricants de plastique dirigent les efforts visant à créer une économie circulaire sans déchets pour les plastiques grâce à une conception améliorée des produits, à l’instauration du recyclage novateur de pointe et à la collaboration avec tous les ordres de gouvernement. L’adoption de programmes dans le cadre desquels les producteurs de plastique paient et gèrent les produits qu’ils produisent, tout au long du cycle de vie de ce produit, permet à l’industrie de réaliser des économies d’échelle et d’établir des objectifs en matière d’emballage et de contenu recyclé, ce qui peut stimuler la demande et créer de nouveaux marchés. De plus, plusieurs entreprises canadiennes ont fait d’importants investissements dans des technologies de recyclage avancées et dans d’autres programmes partout au Canada pour moderniser et faire progresser les systèmes de recyclage vers une économie circulaire.




Qu’est-ce qu’une économie circulaire pour les plastiques?


Nous sommes encore dans une économie linéaire traditionnelle où la plupart des produits proviennent de matières brutes et finissent par être jetés dans un site d’enfouissement. Une économie circulaire pour les plastiques, par contre, est un nouveau modèle économique selon lequel les plastiques ne deviennent jamais des déchets — ils sont plutôt réutilisés, recyclés et récupérés à la fin de leur vie utile, de sorte qu’ils peuvent rester à jamais dans l’économie sous forme de nouveaux produits et de nouveaux plastiques.




Qu’est-ce que la technologie de recyclage avancée (TRA)?


La technologie de recyclage avancée convertit les plastiques en leurs composantes de base. Cette technologie nous aide à tirer davantage de valeur des plastiques parce que nous pouvons les transformer en matière première pour de nouveaux plastiques, en sources d’énergie et en d’autres produits. Les entreprises créent des technologies novatrices pour concevoir des TRA, comme Pyrowave, qui utilise la technologie à micro-ondes pour transformer les plastiques de façon infinie en de nouveaux articles.




Quelles sont les répercussions possibles du plan du gouvernement fédéral visant à interdire certains produits en plastique?


Il y a de meilleures façons de réaliser une économie sans gaspillage que d’interdire certains produits. Le problème, c’est qu’un faible pourcentage de plastiques — malgré leur utilisation et leurs avantages — se retrouvent dans l’environnement à la fin de leur vie utile plutôt que de retourner dans l’économie grâce à des infrastructures de réutilisation, de recyclage et de récupération. En fait, l’interdiction des plastiques pourrait finir par être pire pour notre environnement. Des études ont montré que le fait de remplacer des emballages en plastique par d’autres matériaux, comme le verre et l’aluminium, augmentera considérablement les émissions de gaz à effet de serre provenant du transport, car ces matériaux sont beaucoup plus lourds que le plastique. L’interdiction des plastiques à usage unique ne règle pas non plus bon nombre des problèmes actuels liés aux faibles taux de recyclage et de récupération. Une vision du cycle de vie des plastiques — de leur conception à l’infrastructure dont nous avons besoin pour les recycler, ainsi que les technologies et les innovations qui les transformeront en de nouveaux produits — éliminerait efficacement les déchets de plastique et permettrait au Canada de continuer à utiliser cette précieuse ressource.




Comment peut-on régler le problème des déchets de plastique?


Une plus grande collaboration entre le gouvernement et l’industrie est essentielle pour accroître l’utilisation des plastiques recyclés sur le marché final. Ensemble, nous devons élaborer et adopter des politiques sur l’économie circulaire, tel qu’il est indiqué dans la Stratégie nationale du Conseil canadien des ministres de l’environnement visant l’atteinte de zéro déchet de plastique. La mise en œuvre de la stratégie pourrait créer 42 000 emplois et faire économiser au pays 500 millions de dollars par année.

Les programmes d’économie circulaire, comme la responsabilité des producteurs de plastique et les technologies de recyclage avancées, nous permettront également de gérer les déchets de plastique par la réduction, la réutilisation, le recyclage et la récupération d’énergie.




Quelles sont les lacunes de l’infrastructure et du système de recyclage actuels du Canada?


Au Canada, seulement 9 % des plastiques sont recyclés. Ce faible pourcentage est attribuable à des problèmes liés au tri, au nettoyage des plastiques avant le recyclage, à l’insuffisance de l’infrastructure de recyclage et au manque de marchés pour encourager l’utilisation de plastiques recyclés. Pour améliorer véritablement le recyclage au Canada, les gouvernements et les entreprises doivent poursuivre leur collaboration et continuer d’investir dans des technologies et des solutions novatrices. Certaines provinces disposent de modèles de recyclage qui pourraient être utilisés dans le cadre de politiques nationales harmonisées. L’ACIC appuie le modèle utilisé en Colombie-Britannique, selon lequel tout le recyclage est géré par l’organisme sans but lucratif Recycle BC. Les coûts du programme sont assumés par les entreprises de la province qui créent des emballages ou des produits. Par conséquent, la Colombie-Britannique compte le taux de récupération des déchets le plus élevé au Canada (78 %) et l’un des taux de contamination les plus faibles (6,5 %).




Quelles seraient les répercussions de l’interdiction des plastiques sur l’économie canadienne?


Les experts s’attendent à ce que les répercussions et les pertes d’emplois liées à l’interdiction des plastiques se fassent sentir dans les collectivités de tout le pays par des entreprises familiales qui sont en activité depuis plusieurs générations. Les fabricants de plastiques du Canada ajoutent 28 milliards de dollars à l’économie nationale chaque année et emploient directement plus de 93 000 Canadiens dans 1 850 entreprises différentes. De plus, on croit à tort que bon nombre de ces fabricants sont de grandes entreprises, alors qu’en réalité, 86 % d’entre eux sont des petites et moyennes entreprises.




Le gouvernement fédéral compte réglementer certains plastiques dangereux en vertu de l’annexe I de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE). Pourquoi l’industrie n’appuie-t-elle pas cette décision?


L’ACIC croit fermement que la LCPE n’est pas un outil approprié pour gérer les déchets de plastique post-consommation — et que ce n’est certainement pas la solution pour les éliminer. La LCPE est une loi de droit pénal conçue pour réglementer des substances précises, et non des produits de consommation. L’inscription d’articles en plastique à l’annexe 1 de la LCPE pourrait nuire considérablement à la capacité de l’industrie et des provinces d’élaborer des pratiques d’économie circulaire durable pour les plastiques. Nous croyons plutôt que les gouvernements doivent élaborer une nouvelle loi entièrement consacrée à la gestion des déchets. Cette mesure fournirait les pouvoirs et les outils appropriés pour appuyer l’instauration d’une économie circulaire pour les plastiques au Canada.





À propos de nous

L’industrie canadienne de la chimie, dont la valeur s’élève à 58 milliards de dollars, transforme des matières premières en composantes nécessaires pour fabriquer les plus de 70,000 produits qui maintiennent notre qualité de vie.

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